Casino, réalisé par Martin Scorsese

Casino, réalisé par Martin Scorsese

Rédigé le 18/06/2020



Article écrit par Marie-Anne Peyrat.

Le géant Martin Scorsese revient en 1996 avec un nouveau film, Casino, porté avec brio par son casting favori : Robert De Niro dans la peau d’un directeur d’un casino de Las Vegas (Sam) et Joe Pesci alias Nicky Santoro. Une nouvelle valeur sûre entre dans le tableau : Sharon Stone, prostituée et business woman. 

Avec ce trio Scorsese rappelle l’essence de ses films (Mean Streets, Les Affranchis), son empreinte et offre une nouvelle dynamique avec l’introduction d’un personnage féminin essentiel, à la source de tous les problèmes et colonne vertébrale du film. 

Les habitués de Scorsese retrouvent l’ambiance de la mafia, brutale, entière, familiale (finalement pas tant que ça). Le casino de Sam / De Niro est un maillon de la chaîne qui permet à la machine bien huilée de faire couler l’argent à flot. L’argent, raison d’être du business et des cadavres amassés dans le désert de Vegas, explique l’intrication entre les personnages et la fragilité de la structure dans laquelle chacun à une place bien précise et de laquelle ils sont éjectables d’un simple coup de couteau dès qu’ils perdent en utilité ou manquent aux codes de l’honneur. 

L’avidité et l’impulsivité de Santoro qui passe son temps à vouloir prouver au monde qu’il vaut quelque chose rythment le film, les assassinats et les humeurs de Sam qui n’a de cesse de gérer son affaire en gardant un œil de plus en plus méfiant sur les débordements de Santoro. 

Le FBI, les bagarres, les mimiques de De Niro, la classe des costumes forment un tout et créent une ambiance que le spectateur embrasse sans peine et dans laquelle il avance avec toujours autant d’entrain pendant les 3h du film. 

Sharon Stone alias Ginger est éclatante. On la découvre jeune, fraîche et dynamique. Elle termine droguée, démunie, sur le sol d’un hôtel. Chaque étape par laquelle elle passe est à l’image de la dégradation de sa relation avec son mari et des affaires de ce dernier. Casino se démarque avec ce personnage destructeur tout aussi attachant qu’agaçant.



Chez Scorsese, De Niro joue toujours un personnage de la pègre mais parvient à chaque fois à trouver une nouvelle identité qui rend le film unique. La violence de Santoro et sa soif de reconnaissance font de lui un électron libre complètement ingérable et qui ajoute (paradoxalement ?) une pointe d’humour. 



Personne n’en doute mais il n’est jamais vain de le rappeler encore et encore : Scorsese est un grand cinéaste et Casino est magistral.


Vous en reprendrez un peu ?

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